Un nouveau rapport des Syndicats des métiers de la construction du Canada (SMCC/CBTU) a examiné la santé mentale de ses membres et a formulé des recommandations visant à réduire le stress en tirant parti de la solidarité inhérente aux syndicats.
Selon le rapport des SMCC, le niveau de problème de santé mentale des gens de métier canadiens était similaire à celles et à ceux rencontrés dans d’autres secteurs, mais les raisons à l’origine de leur souffrance sont souvent différents; haut niveau de stress, danger sur les chantiers et pression financière, ont tous créé des problèmes particuliers liés à la santé mentale et à la toxicomanie chez les gens de métiers.
Cependant, les membres de la FIOE et les membres d’autres syndicats de la construction ont déclaré recevoir un soutien solide de la part de leur syndicat, mentionne Travis Merrett, représentant international du Premier District.
Common Job-Related Mental Health Distresses

Source: Canada’s Building Trades Unions. Percentages above reflect the share of tradespeople in the survey who reported the respective distresses.
« La solidarité est la base sur laquelle nous pouvons miser », dit-il.
Le sondage de juste au-dessus de 1 000 membres a donné des résultats comparables aux études en santé mentale aux États-Unis. Les SMCC, dont la FIOE est membre, a révélé qu’un grand nombre de gens de métier souffrent de trouble, comme la dépression et l’anxiété et que ces troubles sont exacerbés par des facteurs liés au milieu de travail comme le stress, les dangers sur les chantiers, l’épuisement et la pression financière.
M. Merrett précise que malgré la nature sérieuse de ces défis et de leurs étendues, la FIOE et d’autres syndicats apportent déjà une approche unique en matière de soutien que la plupart des autres travailleuses et travailleurs dans d’autres secteurs n’ont pas.
« Le sentiment d’appartenance, de fraternité et de sororité et le soutien des pairs qui existent dans les métiers sont des outils puissants », dit-il. « Nous devons seulement nous assurer que les membres savent comment et où obtenir de l’aide et qu’ils se sentent en sécurité de le faire. »
Les difficultés rencontrées pour chercher l’aide disponible sont notables. Dans les conclusions des SMCC, 84 % de ces personnes ont dit que leurs syndicats offraient l’appui nécessaire en matière de santé mentale et la plupart sont à l’aise pour discuter de leur santé mentale et de leur toxicomanie avec leurs syndicats. Mais seulement 10 % d’entre eux ont indiqué avoir déjà utilisé les services de soutien syndicaux.
Le sondage a également révélé que les syndiqués, plus que les travailleurs d’autres secteurs, éprouvaient un sentiment d’appartenance et de soutien de la part de leurs syndicats.
« Ces conclusions ne m’ont vraiment pas surpris », formule M. Merrett « Dans nos métiers, les liens sont construits sur la confiance et les expériences partagées. Ce lien peut faire une énorme différence quand une personne souffre. »
M. Merrett a indiqué que le Premier District a entrepris des actions pour sensibiliser les membres et à les former au sujet de la santé mentale et des problèmes de dépendance. Ces sujets sont au cœur des conférences nationales et provinciales et des réunions du leadership. Il s’agit aussi d’accompagner les sections locales à organiser des formations, à distribuer des ressources et à s’associer avec des organismes communautaires spécialisés dans le soutien et la guérison.
« La santé mentale fait partie intégrante de la sécurité au travail et non une entité distincte », exprime M. Merrett.
Dans le rapport qui a sondé des membres entre mars 2024 et mai 2024, comprennent les meilleures pratiques en matière de soins, créer un environnement où les membres se sentent appuyés et à l’aise pour demander de l’aide.
Parmi ces recommandations est la mise en place d’un comité national sur la santé mentale et la toxicomanie, composé de représentantes et représentants des métiers de la construction, ce comité sera chargé de mettre en œuvre les conclusions des SMCC.
« Ce rapport confirme ce que nous savons depuis longtemps dans les métiers : la solidarité sauve des vies », prononce le vice-président international du Premier District, Russ Shewchuk. « Derrière chaque trousse d’outils est une personne qui mérite de se sentir appuyée et de se sentir en sécurité. Nous sommes de tout cœur avec les SMCC et on s’engage à augmenter la sensibilisation pour que chaque membre comprenne qu’il existe de l’aide. »
M. Merrett, qui fait partie du comité en tant que représentant de la FIOE Canada, souhaite que les membres réalisent que le rapport ne s’arrête pas aux statistiques, mais traite leurs expériences vécues.
« Ça confirme ce que plusieurs ressentent depuis des années », dit-il. « Ça contribue à passer à l’action et ça prouve que les syndicats ne sont pas seulement préoccupés par les salaires et les conditions de travail, mais sont préoccupés par les personnes. »
M. Merrett dit que les membres doivent savoir que leur santé physique et mentale est essentielle pour la FIOE.
« Parler ouvertement de la santé mentale dans les métiers contribue à réduire la stigmatisation et rappel aux membres que la force veut aussi dire savoir quand demander de l’aide », dit-il. « Les membres ne devraient jamais se sentir seuls dans cette situation. »
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